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Infos

Description de l'intervention

Pour les cicatrices de la main, qu'elles soient de nature postopératoire ou post-traumatique, la thérapie peut aider le patient à retrouver sa fonctionnalité et son esthétique. Le traitement, d'une durée de 3 à 18 mois, peut inclure des exercices actifs, des attelles, des gels de silicone, une pressothérapie et une thérapie au laser. Même après une rééducation approfondie, le patient peut encore souffrir de contractures articulaires et de mouvements limités. Dans ces cas, une intervention chirurgicale peut être envisagée.1

Indications d'intervention

Les causes des cicatrices comprennent les interventions chirurgicales, les blessures aux tendons, les blessures par couteau ou par balle, les brûlures et la maladie de Dupuytren.2

Diagnostic

  1. Demandez les antécédents médicaux du patient, y compris toute blessure récente à la main ou brûlure au deuxième degré. Enregistrez également les comorbidités, notamment le diabète, la polyarthrite rhumatoïde (PR), les déficiences vasculaires et les maladies immunodéprimées.3 Notez le temps écoulé depuis la blessure ou la chirurgie.
  2. Le patient peut avoir besoin d’analgésiques avant l’examen.3
  3. Vérifiez le raccourcissement des tissus, l’attache des tendons et la rigidité globale.2
  4. Vérifiez l’amplitude de mouvement active. Si le patient est incapable de bouger activement la main, un léger mouvement passif peut être utilisé pour déterminer l’étendue d’une brûlure ou d’une blessure.1
  5. Encouragez le patient à reprendre un mouvement actif dès que possible, afin d'éviter les contractures qui peuvent être causées par l'immobilisation, en particulier en cas de brûlures et d'écrasements.1

Options d'intervention

Le traitement des cicatrices vise à maintenir la mobilité des tissus et le mouvement des articulations, à remodeler le tissu collagène et à réparer l'esthétique des mains du patient.2 Les thérapeutes doivent utiliser un traitement post-chirurgical ou post-traumatique pendant au moins 9 semaines après la chirurgie ou la blessure. Les patients doivent être informés qu’il est important de bouger activement, malgré un gonflement, des points de suture ou des plaies ouvertes. Après l'opération de Dupuytren, ce mouvement peut être particulièrement difficile pendant les 2 à 3 semaines suivant l'intervention.4   

Les patients doivent être informés et/ou rappelés qu'attendre que le gonflement diminue ou que les points de suture sortent peut être trop tard pour initier une ROM active ou passive, en fonction du protocole. À ce moment-là, après une blessure ou une intervention chirurgicale, le tissu cicatriciel s'accumulera déjà et l'œdème aura eu la chance de s'accumuler dans l'extrémité concernée (bras, poignet, main ou doigts).

Le traitement peut inclure une élévation, un massage léger, des exercices musculaires actifs et une compression. Le massage peut bénéficier à la synthèse de collagène, pour les cicatrices dues à des brûlures, des blessures aux tendons ou à la maladie de Dupuytren.2 Une attelle peut être utilisée pour corriger les contractures articulaires et pour aider le patient à retrouver un mouvement fonctionnel de la main. Cependant, parmi les thérapeutes, il existe une certaine controverse quant à savoir si l'attelle peut augmenter le risque de contractures. Une étude a montré que les attelles de nuit n'aidaient pas à la guérison après une fasciectomie de la maladie de Dupuytren.2

Les cicatrices hypertrophiques, vasculaires, rouges et prurigineuses, peuvent être causées par des brûlures superficielles au deuxième degré. Avant de traiter ces cicatrices, vérifiez d’abord la profondeur, l’emplacement des brûlures et le remplacement des liquides. Ces cicatrices peuvent nécessiter un traitement à long terme.4 La thérapie au laser peut aider à retrouver la texture et la couleur.5 Les produits à base de silicone, grâce à leurs propriétés hydratantes, constituent une option efficace et non invasive de traitement par pressothérapie. Les feuilles de silicone peuvent aider à rendre les cicatrices plus douces, plus plates et plus lisses.1,6

Diagnostics où cette intervention peut être pertinente
Commentaires et Perles
  • Les patients ne doivent pas fumer, surtout pendant la thérapie de la main ; fumer peut entraver le processus de cicatrisation des plaies.
  • Il peut être nécessaire de réduire la force des exercices en thérapie postopératoire, par rapport à la thérapie post-traumatique.
  • Selon la cause de la cicatrice, le patient peut avoir des défis cognitifs ou émotionnels, par exemple un stress post-traumatique. Dans ces situations, des conseils doivent être envisagés, en conjonction avec une thérapie de la main du patient.4
Références
  1. Salter M, Cheshire L. Thérapie de la main : principes et pratique. Oxford : Reed Educational and Professional Publishing Ltd, 2000.
  2. Jones L. Gestion des cicatrices dans la thérapie de la main : notre pratique est-elle fondée sur des données probantes ? British Journal de la thérapie des mains2005; 10 (2).
  3. Culp R, Jacoby S. Examen musculo-squelettique du coude, du poignet et de la main : simplifier le complexe. New Jersey : SLACK Incorporated, 2012.
  4. Wietlisbach C. Les principes fondamentaux de la thérapie de la main de Cooper. Missouri : Elsevier, 2020.
  5. Sorkin M, Cholok D, Levi B. Gestion des cicatrices de la main brûlée. Clin de la main 2017;33(2):305-15. PMID: 28363297
  6. Meaume S, Le Pillouer-Prost A, Richert B, etal. Prise en charge des cicatrices : conseils pratiques actualisés et utilisation des silicones. EURJ Dermatol 2014;24(4):435-43. PMID: 25141160
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