Les lacérations à la main sont des blessures très courantes qui représentent 10 à 20 % des visites aux urgences.1 Les lacérations peuvent être superficielles ou profondes. Les lacérations superficielles coupent l'épiderme et le derme s'il s'agit de lacérations de pleine épaisseur. Lacérations profondes dans les tissus sous-cutanés. Il peut être difficile d’évaluer s’il s’agit d’un morceau de verre brisé ou d’un couteau ayant traversé le tissu sous-cutané pour endommager les structures sous-jacentes à risque. Cela peut être particulièrement difficile avec un patient peu coopératif ou un enfant terrifié dont la main saigne.
Malgré le caractère émergent de la blessure, un examen minutieux est nécessaire afin d’évaluer les structures sous-jacentes. La moitié des lacérations qui surviennent à la main et au poignet et pénètrent dans les tissus sous-cutanés endommagent les structures sous-jacentes.2,3 Lorsqu’une lacération pénètre dans le tissu sous-cutané, les structures plus profondes à risque peuvent être endommagées. Lorsqu’un couteau, par exemple, traverse les tissus sous-cutanés, les structures à risque comprennent :
- Nerfs cutanés comme le nerf sensoriel radial dorsal
- Tendons extenseurs et fléchisseurs
- Nerfs majeurs comme le nerf médian, le nerf cubital, le nerf digital commun et le nerf digital
- Os – une scie circulaire peut facilement lacérer la peau ; tissus sous-cutanés; tendons extenseurs et fracture de l'os sous-jacent
- Articulation – selon l'emplacement exact de la lacération, le couteau peut couper la capsule articulaire, blesser le cartilage ou les ligaments de l'articulation et contaminer l'espace articulaire.
- Artères et veines – selon l'emplacement de la blessure, l'artère radiale, l'artère ulnaire ou une veine majeure comme la veine céphalique peuvent être sectionnées lors d'une lacération du poignet.2,3
Les plaies en désordre qui présentent une composante d’écrasement ou d’avulsion cutanée sont encore plus susceptibles d’être associées à des dommages aux structures plus profondes.
Anatomie associée
- Peau
- Tissu sous-cutané
- Les autres structures anatomiques associées dépendront de la profondeur de la plaie. Théoriquement, toute structure de doigt, de main, de poignet ou d’avant-bras peut présenter un risque de blessure secondaire à une lacération profonde.
Incidence et conditions connexes
Incidence : L'incidence des blessures à la main, au poignet et à l'avant-bras qui se présentent aux urgences est importante. L'analyse de Nascab et de ses auteurs a révélé que des taux de blessures à la main compris entre 6.6 % et 21 % des blessures présentées au service des urgences se produisaient à la main.2 Les blessures au verre et au couteau représentent la majorité des lacérations des mains.3 Soixante pour cent de ces lacérations présentaient au moins une coupure de structure plus profonde et 15 % des lacérations présentaient des blessures combinées impliquant des artères, des nerfs et/ou des tendons.
Les blessures associées comprennent les amputations, les amputations partielles, les blessures par écrasement, les blessures par avulsion et les brûlures.
Diagnostic différentiel
Aucun