Le syndrome du double écrasement (DCS) a été décrit pour la première fois en 1973 par Upton et McComas,1 qui a émis l'hypothèse qu'une compression asymptomatique sur un site d'un nerf périphérique augmentait sa susceptibilité à une déficience sur un autre site. Ce « double écrasement » conduit à terme à une perturbation du transport axonal le long du nerf et augmente la vulnérabilité des axones distaux aux syndromes de compression.1,2 Cependant, il existe une certaine controverse autour de plusieurs aspects du DCS, notamment l'étiologie, la physiopathologie, les critères de diagnostic et la nomenclature, car la maladie peut résulter d'autres processus pathologiques et ne se limite pas à deux sites d'un nerf donné. La plupart des cas suspectés de SDC sont d'abord pris en charge de manière conservatrice ; les interventions conservatrices et chirurgicales sont généralement basées sur la ou les affections et le nerf impliqué.2-4
XNUMX. Physiopathologie
- L'étiologie et la physiopathologie du DCS font l'objet de nombreux débats et plusieurs questions restent sans réponse concernant ses mécanismes sous-jacents.2-4 Une théorie propose qu'il y ait une perturbation du flux de nutriments dans les directions antérograde et rétrograde le long des axones.2
- En conséquence, le nerf subira progressivement des changements morphologiques et fonctionnels, qui se manifesteront finalement par divers symptômes de DCS.3
- Certains patients ont une prédisposition aux neuropathies de piégeage liées au rétrécissement congénital du tunnel osseux du nerf ou à l'épaississement du rétinaculum sus-jacent (par exemple, inflammation, œdème), pouvant entraîner une compression nerveuse.5
- D'autres facteurs pouvant altérer la physiologie neuronale et augmenter le risque de DCS comprennent certaines pharmacothérapies, les maladies infectieuses, les anomalies anatomiques, l'hypothyroïdie, la neuropathie héréditaire, la neuropathie urémique, la carence en vitamines et l'alcoolisme chronique.2
Anatomie associée
- Axone du nerf périphérique
- Tunnel osseux
- Rétinaculum des fléchisseurs
Incidence et conditions connexes
- Comme il n’existe pas de critères standardisés pour diagnostiquer le SDC, les données épidémiologiques font défaut.
- L'association la plus étudiée est celle entre le syndrome du canal carpien (SCC) et la radiculopathie cervicale (RC).
- Dans les études axées sur ces affections, les estimations d'incidence du CTS et de la RC concomitants varient considérablement, de <10 % à >70 %4,6
- Si des critères anatomiques et électrodiagnostiques stricts sont appliqués, les estimations de l'incidence du DCS sont faibles2
- Les affections associées comprennent : CTS, syndrome du défilé thoracique, CR, syndrome du tunnel cubital, piégeage du nerf cubital de Guyon, diabète et œdème.
XNUMX. Diagnostic Différentiel
- Syndrome du canal carpien
- Le syndrome du défilé thoracique
- Radiculopathie cervicale
- Syndrome du tunnel cubital
- Piégeage du nerf cubital de Guyon